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Principalement à la fin des années 50 et durant les années 60, l’avènement des spectacles burlesques ont révolutionné l’ère du Cabaret et en quelque sorte, ouvert la porte sur la libération de la femme. Ces femmes pionnières ont bouleversé l’époque à plusieurs points de vue en poussant l’enveloppe de la censure. Puis, elles ont été ignorées, mises aux oubliettes…

Jusqu’à récemment!

Le documentaire de Rama Rau, « League of exotic dancers », nous présente intimement huit des pionnières burlesques les plus révolutionnaires, incluant la Canadienne Judith Stein.

Fières de leur corps, fortes de caractère et débordantes de vie, elles sont possiblement les premières vraies « femmes libérées » du siècle précédent.

Cinéaste exceptionnelle

Judith Stein
Judith Stein

Lors du Festival International du Film de Miami (MIFF) la semaine dernière, le Soleil de la Floride a eu le privilège de bavarder avec Madame Rau, cinéaste torontoise de grand talent dont les œuvres sont principalement vouées aux sujets épineux dont le trafic d’organes (The Market), la cruauté de la cyberintimidation (No place to hide).

Éloquente, féministe et très humaine, Rama Rau s’est penchée cette fois sur les légendes du burlesque, un sujet moins dramatique, mais tout aussi significatif.

Son film nous amène directement devant la scène et derrière les coulisses d’une extravagance annuelle organisée par le Temple de la renommée Burlesque de Las Vegas. Là, des légendes intronisées sont invitées à monter sur scène et elles prouvent avec plaisir n’avoir rien perdu de leur art, peu importe leur âge!

Il fallait le faire

Aujourd’hui, ces show girls sont âgées entre 67 et 85 ans et par le billet du documentaire, on les découvre aussi dans leur milieu de vie. Elles racontent éloquemment comment elles ont développé l'art de la taquinerie, les divers pouvoirs dont elles ont joui, la libération qu’elles ont taillée pour elles-mêmes ainsi que les pièges du métier dans lesquels elles sont toutes tombées, comme la toxicomanie.

« Nous avons côtoyé ces femmes pendant trois ans » raconte Rama. « Chacune possède un vécu extraordinaire et personne ne leur avait jamais demandé de raconter leur histoire! Le plus difficile pour moi, c’était d’éditer le documentaire car j’aurais pu faire un film sur chacune d’elle. »

Rama Rau | Photo Carmen Dionne
Rama Rau

Et c’est peut-être ce qui arrivera éventuellement, car l’univers de ces pionnières est large. Selon Rama, certains de leurs secrets risqueraient possiblement de modifier ou d’ajouter un paragraphe à divers événements historiques du pays.

Rama raconte aussi qu’à tout moment, lors du tournage, son équipe était composée uniquement de femmes. Elle voulait que ces stars d’autrefois racontent sans filtre, leurs aventures tumultueuses permettant de garder le contrôle de leur sexualité et de leur carrière.

Tout de suite après le visionnement du documentaire, Rama Rau en compagnie de Camille 2000, l’une des stars du documentaire, ont répondu avec plaisir aux questions de l’audience.

Comme toutes ses consœurs, Camille 2000 a définitivement conservé l’art d’être bien dans sa peau!

Visionnez la bande d’annonce du film en visitant :

2017.miamifilmfestival.com/films/league-of-exotique-dancers/